Sex-friend, et plus si affinités – 15 : Réveillon entre amies

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Céline remet son bas

De retour dans la cuisine, je ne dis rien, le temps de reprendre mes esprits. Deux jolies paires d’yeux sont fixées sur moi, attendant que je parle. Je me racle la gorge, je respire un grand coup, et je me lance :

– “Finalement, si ça vous dit, on peut faire une soirée à quatre”
– “Mais on l’a connait pas ta copine”
– “J’ai jamais dit que c’était ma copine”
– “On la connaît pas encore ta future copine.”
– “C’est une amie, rien de plus. Et elle a passé une semaine à l’hôpital, et a une permission si je passe la chercher. Vous pourriez vous occupez du repas ?”
– “Ok, on se retrouve ici à quelle heure ?”
– “Non, on va se retrouver chez elle, vu qu’elle sera en fauteuil avec un plâtre”
– “Tu nous donnes l’adresse”
– “Tu vois l’immeuble de Sophie ?”
– “Oui, mais l’adresse, pas des indications”
– “Quand tu arrives devant la porte de Sophie, tu es arrivée.”
– “Sophie a une jambe cassée ? Comment elle a fait ?”
– “Pourquoi tu nous l’as pas dit avant ?”
– “Vous m’avez pas laissé parler. Faut que je file, sinon ils refuseront qu’elle sorte ce soir”

Je file dans ma chambre prendre mes affaires, et les filles m’ajoutent un sac avec les bouteilles de jus de fruit, puisqu’on va limiter l’alcool : Sophie ne peut pas boire sous médicaments, et on va pas picoler sans elle. Pendant mon trajet jusqu’à l’hôpital, on échange quelques SMS pour se mettre d’accord sur le menu : des trucs simples, pas trop chers, mais qui sortent un peu de l’ordinaire.

En arrivant devant la chambre de Sophie, je croise l’infirmière, qui m’arrête la main sur la poignée :

– “Écoute, je sais qu’on est le 31, qu’on veut faire la fête quand on est jeune. Mais je te rappelle que Sophie ne doit pas subir d’émotions fortes”
– “Oui madame”
– “Je vous apporte le papier à signer.”

Je suis rouge de honte en lui répondant, comprenant parfaitement ce qu’elle sous-entend. Je suis encore rouge quand j’entre dans la chambre, me demandant si l’infirmière pense que Sophie voudrait tester ses nouvelles limites ce soir.

Je pense à autre chose en aidant Sophie à finir de s’habiller : elle a réussi à enfiler le bas, mais elle a du mal à lever le bras pour mettre ses manches. Je souris bêtement, comme un adolescent en rut, quand je vois son soutien gorge rose pâle, alors qu’il est tout simple et sage.

Viens ensuite le moment de la prendre dans mes bras pour l’aider à s’installer sur le fauteuil avec son plâtre : elle n’a pas besoin de tant que ça, mais j’abuse un peu de sa faiblesse, et j’en profite pour plaquer mes mains sur ses fesses. Elle ne me repousse pas, mais l’infirmière arrive au moment où elle s’assied dans le fauteuil pour nous rappeler encore un fois de ne pas faire de folies. Elle laisse Sophie signer les papiers et on peut alors sortir.

Se déplacer en fauteuil n’est pas évident : il faut faire un certain nombre de détours pour avoir la place de passer. Entre les trottoirs trop serrés, les gens mal garés, on met un bon moment pour rejoindre le tram qui va chez elle. J’ai tellement peur que le fauteuil roule lorsque le tram freine que mes mains se crispent sur les poignées. Elle lève plusieurs fois la tête pour me parler en se tordant le cou, pendant que je la regarde de haut, les yeux rivés dans son décolleté visible que de moi.

J’espère avoir un peu de temps en tête à tête avec elle pour se mettre d’accord sur notre version. Pas de chance, on descend du tram pile au moment où Alexandra et Céline passent devant l’arrêt, toutes les deux en jolies robes sous leurs manteaux. J’ai froid pour elle, même si elles portent des collants. On marche tranquillement jusqu’à l’immeuble, et je réalise qu’on ne rentrera pas tous dans l’ascenseur. Céline décide pour tout le monde :

– “Patrice, vas-y avec Sophie, on prendra le suivant.”

Je manœuvre pour faire entrer le fauteuil, et je me faufile à côté d’elle. Je ne m’étais jamais rendu compte à quel point cette cabine était exiguë. J’appuie sur l’étage, et en regardant la porte se fermer, je vois Céline relever légèrement sa robe pour ajuster un bas. La chaleur monte d’un coup dans l’ascenseur rien qu’à savoir qu’elle a mis un porte-jarretelles.

Je reste bouche bée alors que les portes se referment. Je regarde Sophie pour voir si elle m’a vu, mais on ne dirait pas : elle attrape ma veste, tire dessus, m’obligeant à me baisser. Ses lèvres se posent sur les miennes et nous échangeons un langoureux baiser qui me laisse essoufflé et un peu émoustillé quand on arrive à son étage.

Nous rentrons dans son appartement, et je l’aide à bouger quelques meubles pour faciliter ses déplacements. Les filles nous rejoignent quelques instants plus tard, et posent leurs sacs dans la cuisine. Tout le monde est d’accord sauf elle, mais nous décidons que Sophie ne cuisinera pas ce soir. Les filles commencent à préparer l’entrée en tartinant la mousse de canard sur les toasts. Pendant ce temps, je mets la table avec Sophie et on papote tranquillement.

Quand elles ont fini en cuisine, je prends le relais, aidé par Céline pour préparer le plat principal : tranches de poulet au fromage et pomme de terre sarladaise. Simple, mais festif quand même, à petit budget. Dès que c’est presque prêt, on commence à manger pendant que je surveille la cuisson en faisant des allers-retours en cuisine.

On discute tranquillement, on mange de bon cœur, tous les quatre souhaitant finir l’année en beauté pour passer à la suivante, en espérant qu’elle soit meilleure. La première bouteille de cidre est vide terminée, Sophie en prend même un verre malgré son traitement.

Céline et Alexandra vont s’occuper du dessert pendant que nous restons seuls à table, nous regardant sans rien dire. C’est peut-être un effet de mon imagination, mais elle a les yeux qui brillent. Je débouche la seconde bouteille pour accompagner la bûche glacée. On rigole de bon cœur, en dégustant tranquillement, et la bouteille rejoint vite la première.

On débarrasse la table, et je commence à faire la vaisselle. Alexandra me rejoint en m’informant qu’on nous attend pour commencer une partie de jeux de société. On se dépêche un peu, mais je ralentit quand je m’aperçois que ça éclabousse trop : je n’ai pas envie de mouiller mes fringues. Ça n’a pas l’air de déranger Alex, dont le haut blanc devient transparent à chaque endroit où une goutte d’eau atterrit.

Quand on revient au salon, Sophie et Céline ont tout installé, et Céline nous explique les règles de Blanc Manger Coco. Un jeu de carte facile, où il faut compléter des phrases par des expressions, en faisant des choix parfois étranges. Les premiers tours se passent normalement, je trouve le jeu un peu moyen niveau ambiance.

C’est mon tour, je lis donc la phrase à trou, et laisse le temps à mes camarades de jeu de choisir leurs réponses. Ma phrase parle de se détendre le week-end, à elles de trouver la meilleur méthode parmi leurs cartes. Rien de méchant.

Quand je lis la première carte sélectionnée dans ma phrase, ça ne colle pas du tout, mais je me prend un fou rire et je n’arrive même pas à lire. L’une d’elle a posé une carte “la levrette avec un chapeau de cowboy”. J’avais déjà pioché des cartes plus ou moins osées depuis le début de la partie, mais je n’en reviens pas de son audace. Je me demande qui de Sophie, Céline ou Alexandra a bien pu poser ça.

Je finis par me calmer et reprendre assez de sérieux pour lire la phrase remplie. S’ensuit un débat si ce genre de levrette permet de détendre celui qui donne ou celle qui reçoit. Tout le monde n’est pas d’accord. J’en profite pour les observer, pour deviner qui a posé cette carte. Les filles sourient devant ma gêne, et je n’arrive pas à savoir.

Je prends la réponse suivante, je retourne la carte : “Ma chatte bien sur”. Je déglutis, et le fou rire revient de plus belle. Je me calme, et je finis par la lire à voix haute pendant qu’elles échangent des regards entre elles, essayant de savoir qui a proposé quoi. Je retourne la troisième avec appréhension. Mais je ne ris pas, même si je rougis. “Dépuceler sans ménagement ni tendresse”.

– “Vous m’avez gâté, j’ai que du cul”
– “Ça va, t’es un mec, c’est normal”
– “Oui, mais je suis prude moi”
– “Allez choisi la meilleure.”

Je dois choisir la carte qui m’a fait le plus rire en combinaison avec ma phrase de départ. J’hésite, me demandant laquelle Sophie a choisi pour lui donner le point. Je choisis la levrette, et Céline exulte :

– “Je le savais, j’étais sûre qu’un mec ne résiste jamais à une levrette”
– “Mais non, c’est un tout, et c’est juste que c’est plus imagé que les autres”
– “Te justifies pas, tu t’enfonces”
– “C’est mieux pendant une levrette”

Alexandra pouffe de rire quand Sophie sort ça naturellement, alors qu’elle était en train de boire son verre. Elle est bonne pour éponger la nappe mais par chance, le jeu n’a pas souffert.

On continue la partie. Maintenant que nous sommes décoincés, les vannes partent dans tous les sens. Que ce soit sexuel ou gore, on va de plus en plus loin, rigolant à chaque manche. Au bout de quelques tours, c’est Sophie qui est prise d’un fou rire, et qui n’arrive plus à respirer. Elle reprend son souffle tant bien que mal. Elle se tient les côtes.  Pour ne pas finir la soirée du réveillon aux urgences, on décide d’arrêter la partie et de changer de jeu et de passer à autre choses.

Sex-friend, et plus si affinités – 16 : Actions ou vérités

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