Sex-friend, et plus si affinités – 14 : Sieste crapuleuse

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Femme allongée sur l'épaule de son homme, endormis dans une sieste sage

La nuit a été agitée, et j’ai du mal à émerger en me levant. Je décide de commencer une bonne résolution la veille du jour J, et de reprendre le sport sérieusement. Je retrouve donc mes baskets, mon jogging et je vais courir au parc. Le soleil est timide, et il faut un peu froid. Il me faut un bon quart d’heure de petites foulées avant de me réchauffer.

Je remarque alors que nous sommes pas mal à courir malgré l’heure et le froid. J’en profite pour regarder les filles que je croise plus régulièrement, qui courent toutes avec leurs casques vissés sur leurs oreilles.

Après une heure de course où je profite bien de la vue à chaque croisement ou dépassement, je rentre tranquillement à la résidence, ce qui me fait frissonner. Un passage dans ma chambre pour prendre mes affaires, et je suis sous l’eau chaude pour retrouver ma chaleur corporelle avec bonheur.

Alors que mon esprit divague sur ma relation avec Sophie, j’entends du bruit venant du couloir. Quelqu’un passe en se moquant totalement du bruit, et claque la porte pour s’enfermer dans sa chambre. Une fois sec et habillé, je regarde dans le couloir sans rien voir, alors je retourne dans ma chambre. Arrivé devant ma porte, j’entends des pleurs lointain, étouffés.

Je décide de voir d’où ça vient, et je plaque mon oreille à chaque porte pour trouver d’où cela vient, quand je réalise que c’est la chambre de Céline qui cache la coupable. Je toque doucement à la porte pour savoir ce qu’elle a. Sa voix s’étrangle en me répondant :

– “Foutez moi la paix. Je veux voir personne”.
– “C’est Patrice. Si tu as besoin, tu me dis, et j’arrive. Je serai dans ma chambre, juste à côté”
– “T’es qu’un mec, je veux pas voir de mec, vous êtes tous nuls.”
– “C’est pas faux. Du coup, je vais me faire un thé. Si tu en veux, tu me dis”

Elle débarque dans la cuisine, emmitouflée dans un pull immonde, le visage bouffi par les larmes. Je lui tends une tasse de thé bien chaude, elle hésite. Je lui montre la mienne qui sort du micro-ondes. Elle prend la tasse offerte, hume l’odeur du thé fumant.

Je m’assieds à la table sans un mot. Je souffle sur mon thé, et je bois doucement. Elle reste debout, complétement perdue. J’hésite à me lever pour la prendre dans mes bras pour la calmer, mais vu son comportement dans la chambre, je me dis que c’est une mauvaise idée. Elle pose sa tasse sur la table, puis s’assied face à moi. Elle cache son visage entre ses mains, et entre deux sanglots, commence à me raconter :

– “Cyril m’a largué hier soir, et pour pas inquiéter mes parents, je suis venue ici pour etre tranquille. J’ai pas dormi de la nuit.”
– “Tu l’avais pas quitté avant les vacances ?”
– “On s’était remis ensemble pour Noël.
– “Et vous vous êtes à nouveau disputés ?”

Elle rougit derrière ses mains. Elle renifle un peu avant de me répondre.

– “Oui, enfin, non. On avait un désaccord….”

Elle tremble tellement que je préfère l’interrompre.

– “Si tu veux pas en parler, tu es pas obligée. J’allais mater un film si tu veux, on peut regarder à deux, ca te changera les idées.”
– “Tu regardes quoi ?”
– “J’ai pas encore choisi, je sais même plus ce que j’ai sur le pc.”
– “Alors un truc drôle. J’ai pas envie d’une comédie romantique à l’eau de rose.”

On s’installe dans ma chambre, sur mon lit, et on choisit un film. Monstres et compagnie à l’université nous a convaincu tous les deux. Le début me fait rire à chaque blague. Je la regarde de temps à autre, et ses larmes s’assèchent doucement. J’aperçois un sourire timide traverser son visage.

Pris dans le film, je ne fais plus attention à elle. Quand sa tête se pose sur mon épaule, je me tourne, et je m’aperçois qu’elle s’est endormie. J’attrape ma couverture pour la recouvrir et la tenir au chaud. Je regarde la fin du film, mais elle bouge un peu, et la position est de moins en moins confortable. Je m’allonge pour la bouger un peu, mais elle bouge en dormant, et je me retrouve allongé sur le dos, sa tête sur mon épaule, ses bras autour de moi.

Je pose mon bras autour de sa taille. Je la regarde, et je la trouve sereine quand elle dort comme ça. Elle dort profondément. Cela me rappelle ma première nuit avec Sophie, quand nous avons dormi l’un contre l’autre. Je soupire, et je regarde la fin du film du coin de l’œil pour ne pas m’imaginer en couple avec Céline.

Quand je me réveille, mon ventre crie famine. Je n’ai rien mangé de la journée, et j’ai l’impression qu’il est plus l’heure de goûter que du déjeuner. J’ai froid, et je me rend compte que ma porte est restée grande ouverte. Céline s’est encore plus lovée contre moi, sans doute pour se tenir chaud. Son pull a remonté sur sa hanche, et ma main est posée sur sa peau, que je trouve tellement douce.

Mon entrejambe n’a pas froid, bien au contraire. Je caresse doucement sa peau, mon poignet remontant un peu plus son pull. Mais je me reprends, ce n’est pas le bon moment.

Je prends mon temps, mais j’ai trop faim, alors je bouge doucement pour me libérer de son étreinte. J’écoute son souffle, je regarde sa poitrine bouger en rythme, et je fais une pause au moindre doute, je ne veux pas la réveiller. Finalement libre, je la borde dans mon lit, souriant. Elle est si belle quand elle dort. Je l’embrasse sur le front, et je sors de ma chambre.

A la cuisine, je commence à me préparer un encas, me demandant si je dois prévoir pour Céline. Alors que j’hésite encore, j’entends des petits pas dans le couloir, et je souris en l’imaginant arriver derrière moi. Elle passe à côté de moi, s’assit en face de moi. Je lève les yeux sur elle en souriant, et je sursaute.

– “Salut Patrice.”
– “Alexandra”
– “Bah oui. Ta belle dort encore dans ton lit.”
– “Non, mais c’est pas ma belle.”
– “Son mec est au courant que tu couches avec elle ?”
– ”Il l’a largué. Je la consolais, elle s’est endormie pendant qu’on matait un film.”
– “On dit ça. C’était quoi le film ?”
– “Monstres et compagnie. J’ai pas vu la fin. Merci Patrice.”
– “Réveillée ? Alors, Patrice est il doué au lit ?”
– “Aucune idée, je l’ai pas testé. Et lui non plus, un parfait gentleman. Tu prépares quoi ?”
– “Aucune idée. Des sandwichs avec un peu tout. T’en veux ?”
– “J’ai faim, j’ai pas mangé de la journée.”

On mange en mode pique-nique, on se raconte nos vacances. Tout à coup, Céline réagit :

– “Hé, mais Alex, pourquoi tu es déjà là toi ? Patrice c’est une tempête. Moi j’ai déjà dit. Mais toi ?”
– “Mes parents ont changé leurs plans pour ce soir, ils ont invités des amis et ne voulaient pas que je sois là.”
– “C’est louche.”
– “Peut-être, mais on sera trois pour le réveillon demain soir”
– “Euh, non, désolé”
– “Patrice ? Tu vas pas nous lâcher ?”
– “J’ai un rendez-vous déjà, du coup, je pourrais pas. Enfin, si, je serais là pour les douze coups de minuit.”
– “Quoi, tu sors avec une fille ?”
– “Une soirée du réveillon où tu restes pas jusqu’au bout ? Mais c’est n’importe quoi.”
– “C’est qui cette idiote ?”

Sauvé par le gong: mon téléphone sonne. Je décroche sans même regarder qui me téléphone et me dirige vers la porte pour m’isoler.

– “Patrice ? C’est moi.”
– “Coucou toi. Prête pour ce soir ?”
– “Oui et non. J’ai négocié avec Lydia, et du coup, je peux sortir, en fauteuil, si tu viens me chercher et que tu ne me quittes pas de la soirée.”

Derrière moi, Alexandra et Céline s’en donnent à cœur joie pour chuchoter que j’ai une amoureuse, que je suis trop mignon quand je rougis.

– “C’est qui ?”
– “Céline et Alex, qui essayait de m’enrôler pour une soirée réveillon.”

Un blanc des deux côtés : Sophie réfléchit. Et les filles se regardent dans la cuisine en se demandant qui est en ligne. Sophie se décide la première :

– “Ok. On peut faire ça à quatre. Tu leur demandes et tu passes me chercher ?”
– “Je leur dit quoi ?”
– “Le moins possible. Bisous. Je t’aime.”

Sex-friend, et plus si affinités – 15 : Réveillon entre amies

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