Frustration de plaisir

Frustration de plaisir

Pour frustrer sexuellement une personne, il existe plusieurs méthodes: ceinture de chasteté pour les dames, cage de chasteté pour les messieurs. Certains maîtres interdisent à leur soumis de jouir, sous peine de punitions corporelles. Simple et efficace : avec de l’entraînement, les soumis peuvent tenir et se refuser de jouir pour plaire à leur dominant. Il ne reste alors au dominant qu’à aller encore plus loin dans la recherche du plaisir, toujours plus loin, jusqu’à ce que l’orgasme arrive et que le soumis mérite sa punition. Mais dans un couple dont les rapports ne sont pas exclusivement dominant/dominé, c’est différent. N est ma soumise, quand nous le souhaitons tous les deux, que nous avons du temps, l’envie, l’énergie. Pas de contrat, pas de soumission permanente. C’est juste ma moitié, avec qui je vais très loin avec son accord.

Cela permet de devoir jouer au jeu de la séduction régulièrement. Faire comprendre à l’autre que le désir est intenable, et qu’il faut vite l’assouvir. Parfois, nous ne sommes pas sur la même longueur d’ondes : elle veut juste un petit coup, vite fait, bien fait, alors que je voudrais prendre mon temps, l’attacher, la fouetter, puis la faire languir encore un peu avant de la prendre et jouir de son corps sans défense.

Le mois dernier, après une soirée comme les autres, au moment d’éteindre la lumière, je me suis collé contre elle. Je lui ai fait un câlin. Mon bras serre sa taille, posée sur son ventre. Je respire son odeur. Je lui dis que je la trouve belle.

Mon ventre réchauffe le bas de son dos. Dans ma tête, j’imagine déjà son corps nu contre le mien, et la danse qui va nous glisser l’un contre l’autre. Je commence à hésiter sur comment je vais la prendre.
Mes mains sur son pyjama se faufilent un peu pour toucher sa peau. Je l’effleure, et cela suffit à m’exciter. En quelques secondes, mon sexe se tend, collé à ses fesses. Je sais qu’elle le sent, chaud et frétillant d’impatience.

Je deviens entreprenant, ondulant mon bassin pour que ma verge durcie se place entre ses fesses, pour qu’elle la sente bien. Je tire un peu sur son pyjama pour commencer à la déshabiller. Elle ne dit rien, ne bouge pas. Pas un soupir, pas un gémissement.

Dans ma tête, j’ai envie de la retourner, de plaquer ma bouche sur la sienne, de l’embrasser à en perdre le souffle. La déshabiller et enfin caresser sa vulve de mon sexe, la titiller, puis entrer doucement. J’ai envie de l’entendre gémir sous mes mouvements, de jouir en la sentant prendre son pied.

Mais elle ne bouge toujours pas. Je bouge mes mains, pour caresser ses cuisses, ses fesses. Elle ne réagit pas. Je soupire. Je me retourne, et j’essaie de m’endormir, le cerveau engourdi par des images de nos corps nus et entrelacés.

Sans pouvoir assouvir mes fantasmes, je suis frustré. La nuit sera longue, et mes rêves seront chauds.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s